Blue Whale challenge : l’Apel attire votre attention sur ce nouveau jeu macabre

Le challenge de la « baleine bleue » est un nouveau danger potentiel sur les réseaux sociaux. Il est donc important d’en comprendre le sens, le fonctionnement et les conséquences afin d’intervenir auprès des adolescents qui y participent ou s’apprêteraient à le faire. Voici les conseils de l’association e-Enfance.

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D’où vient-il ?

Ce phénomène aurait émergé en Russie sur le réseaux social vKontakte, il y a un an. Présenté comme un « challenge », un défi, ce phénomène porte le nom de « baleine bleue » en référence au fait que ces mammifères choisiraient le moment de leur mort. Le défi consiste à entraîner les participants à se malmener, à s’auto-mutiler, en 50 étapes, jusqu’à se donner finalement la mort.

De quoi s’agit-il ?

La violence qui est véhiculée est absolue (défis graduels, de la fatigue imposée au suicide, en passant par des scarifications), le caractère actif/passif et « casse-cou » des défis, pourraient particulièrement séduire des adolescents psychologiquement fragiles, en dépression, ou en recherche d’émotions fortes.

Quel est son fonctionnement ?

Un volontaire, un adolescent le plus souvent, se rend sur l’une des plateformes de réseaux sociaux et manifeste son envie de participer. Il se met en recherche d’un tuteur en diffusant des Hashtags, lié à l’imaginaire créé autour de ce phénomène. D’autres utilisateurs qui utilisent les mêmes mots-dièses, les contactent en retour et les engagent à exécuter leurs ordres, les 50 « défis » graduels de ce challenge, en exerçant une manipulation mentale et éventuellement des menaces le cas échéant. Restent encore aujourd’hui à clarifier dans quelle mesure ce rapport actif/passif est important, et qui sont les auteurs divers et variés de cette emprise progressive qui incite des jeunes à toutes sortes d’actes illégaux.

Que faire ?

La Police nationale a lancé l’alerte début mars et a relayé le numéro de Net Ecoute 0 800 200 000 sur Twitter et Facebook. Le ministère de l’Education nationale a suivi en alertant les rectorats. Des enquêtes sont en cours. Dans tous les cas le parrain, tuteur, mentor éventuel risque une condamnation pour incitation au suicide, délit puni de 3 à 5 ans d’emprisonnement et de 45 000€ à 75 000€ d’amende.

Parents, n’hésitez pas à aborder le sujet avec vos enfants. L’adolescent qui y participerait pourrait utiliser sur ses réseaux divers hashtags #baleinebleue, #baleinedemer ou encore #420, ou se réveiller la nuit pour écouter des musiques tristes, s’auto-mutiler, etc.

N’hésitez pas à appeler le 0 800 200 000 pour en parler